Le devenir de la salle des fêtes : une décision douloureuse !
 
Mardi 13 avril, une délibération a été proposée au Conseil municipal, elle était rédigée comme suit : « Devant la multiplication des désordres constatés sur l’ancienne salle des fêtes sis rue du Dr Laennec, la commune avait envisagé à l’origine de l’Opération de Rénovation Urbaine en 2002, la réfection complète de cet immeuble. Le coût rédhibitoire d’une telle opération évaluée à 2,6 millions € TTC hors aléas éventuels, aurait remis en cause une bonne partie de la programmation des actions ORU et s’approchait de celui d’une salle neuve de même superficie.
Néanmoins dans l’optique d’une reconstruction, il aurait fallu procéder à la démolition du bâtiment existant. Ne pouvant faire face à une telle dépense qui était estimée à 201 500 € sur lesquels aucune subvention n’était envisageable, il a été décidé, d’une part, d’interdire l’accès à ce bâtiment public le 2 juillet 2007, et d’autre part, d’entreprendre les démarches nécessaires à la vente de ce dernier.
Néanmoins, compte tenu des éléments ci-dessus évoqués et du fait qu’aucun client potentiel à ce rachat ne s’est fait connaître à ce jour, il est proposé à l’assemblée, d’autoriser le Maire à entreprendre de suite les démarches nécessaires à la vente aux enchères de cet immeuble sis sur la parcelle cadastrée section AC 270 d’une superficie de 3 865 m2 pour un coût d’un seuil minimum de 50 000 € et une estimation des domaines de 240 000 € en date du 10 septembre 2009. »
 
Comment en-est-on arrivé à cette situation extrême ?
 
La salle des fêtes était avant son acquisition par la ville d’Auchel, propriété de la compagnie des mines de Marles, puis des Houillères Nationales après 1945 à la nationalisation des Charbonnages de France. Ce bâtiment, construit peu après 1900 était à l’origine une salle de sports, installée initialement près de la cité3.
Durant la Grande Guerre, la Compagnie de Marles a construit dès 1917 des locaux administratifs et de direction (les Grands Bureaux) sur le site de cette salle de sports. Elle a démonté et remonté cette salle de gymnastique sur son emplacement actuel. Dans les années 50, la salle qui abritait des activités sportives (boxe et gymnastique) a été transformée en salle de réception par les Houillères, suite à la construction du complexe sportif du centre d’apprentissage des mines, boulevard de la Paix. Une entrée en briques et un hall ont été ajoutés sur la façade principale, sur l’arrière le bâtiment a subi des rajouts importants permettant l’installation d’une scène de théâtre, de loges en sous-sol et d’une cuisine.
L’ancien bâtiment a perdu toute son originalité et l’intérieur a été habillé et transformé pour devenir une salle des fêtes où étaient organisées des réceptions diverses. Les structures métalliques d’origine ont été occultées et aucun suivi ou entretien n’est devenu possible en raison de ces modifications.
Lorsqu’en 2001 j’ai pris en charge la gestion de la ville d’Auchel, ma préoccupation est allée naturellement vers cet édifice chargé d’une part importante de l’histoire de notre ville. Jusqu’à cette date aucune amélioration, aucun diagnostic et vérification sur l’état de l’immeuble n’avaient été entrepris. J’ai commis le cabinet d’architecture Verwaerde d’Henin-Beaumont pour une expertise globale du bâtiment se composant d’une grande salle de 474 m2, dont une surface centrale de 276 m2 et un balcon de 32 m2. Ce rapport, remis en mairie le 13 septembre 2002 et que je tiens à la disposition de tous les Auchellois est très explicite : « une rénovation de cet équipement est possible, mais ne pourra pas lui donner le statut d’un équipement communal. » L’estimation des travaux d’aménagement se montait à 900 000 € (HT), les abords à 170 000 € (HT). N’étaient pas repris dans cette estimation : l’installation d’un chauffage moderne, la mise aux normes des cuisines, la décoration et le mobilier. L’estimation d’un équipement d’égale importance, neuf s’élevait à la même époque à 1 710 000 € (HT). En outre compte tenu des éléments de sécurité obligés pour un établissement pouvant recevoir du public, la capacité de la salle des fêtes était réduite à une simple maison de quartier.
 
Cependant l’équipe municipale décidait d’engager les formalités pour inclure cette rénovation dans le programme de rénovation urbaine entrepris dans notre ville, et pouvoir bénéficier ainsi de subventions permettant une première intervention. Cette opportunité n’a pas été suivie par les pouvoirs publics, l’enveloppe de l’ORU n’étant pas suffisante pour mener à bien le projet, en outre la réfection de cette salle aurait pénalisé les autres travaux prioritaires pour l’avenir de notre cité. La salle s’est très vite dégradée et j’ai dû en interdire l’accès au public en 2007.
 
Je n’ai pas pour autant baissé les bras et j’ai sollicité plusieurs expertises auprès de professionnels du bâtiment et d’architectes, MM Goidin, Scalbert, la SCP Boudier, Martin et Galiègue, et fin 2009, Madame Seiliez, architecte lensoise, qui a été chargée de la remise en fonctionnement de la salle Marmottan de Bruay-La Buissière. Le chantier bruaysien, qu’elle a dirigé, a réservé bien des surprises et l’enveloppe initiale prévue pour les travaux a été alimentée régulièrement pour atteindre un coût hors de propos par rapport aux prévisions, pourtant sérieuses, qui avaient été définies. Je n’ai pas voulu raisonnablement engager les finances communales dans une telle aventure.
C’est avec une grande tristesse que l’équipe municipale a été amenée à prendre à contrecœur cette décision, et nous comprenons l’émotion suscitée par une telle extrémité. Nous tenons à notre patrimoine, nous avons été émus en son temps par les disparitions de la Gentilhommière (qui aurait pu être évitée), par les chapelles de St-Pierre et de Rimbert démolies sans concertation. Il ne nous est malheureusement pas possible de retourner en arrière et il nous restera certes des regrets mais l’assurance aussi d’avoir eu le courage de prendre une décision raisonnable, au bénéfice de toute la population auchelloise.
 
  Nous travaillons aujourd’hui vers une réhabilitation de plusieurs logements ouvriers de la cité 3 pour les transformer en salles associatives, et conserver une trace de notre passé minier. Les contacts ont été pris avec Maisons et Cités et notre projet semble pouvoir être réalisé avec un coût moindre que la construction d’une salle associative neuve, telle qu’elle était prévue dans l’enveloppe de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).
 
À la cité 3
Travaux d’assainissement pluvial
 
Lors des événements pluvieux de la fin de l’année 2009, des inondations sont apparues au bout de la Grand Rue.
Malgré l’hydro curage des canalisations et regards, des désordres ont persisté laissant prévoir des « casses » sur les canalisations souterraines. Il a donc été procédé en urgence aux affouillements nécessaires à une visualisation exacte du réseau d’assainissement pluvial de ce secteur.
Ces travaux nous ont permis de nous rendre compte des multiples désordres survenus sur ce réseau obsolète. Il a donc été décidé de procéder au renouvellement complet de ce dernier.
Les travaux réalisés par le personnel communal ont consisté en la démolition et l’évacuation à la décharge des anciens ouvrages et la pose d’une nouvelle canalisation de collecte des eaux pluviales de diamètre 300 mm sur une longueur d’environ 80 ml et au remplacement des ouvrages annexes d’assainissement (regards grille – bouches d’égout - regards de visite) ;
Hormis la vétusté de l’ancien réseau d’assainissement, il est apparu que les « casses » sur les canalisations et regards existants, étaient essentiellement dues au passage de poids lourds sur ce réseau faiblement enterré. C’est pourquoi pour assurer la pérennité du nouvel ouvrage, il est nécessaire d’interdire la circulation des poids lourds entre le bout de la Grand Rue et la rue des Écoles.
 
À la cité 5, boulevard de la Paix
Installation des feux tricolores
 
Depuis 2002, le croisement des rues de Belfort, rue de la Paix et rue du Général Leclerc constituait une des préoccupations les plus importantes en matière de sécurité des élus de la Commune.
L’augmentation de la fréquentation du musée de la Mine et des différentes activités de l’Espace Secrétin, ajoutées à la sécurisation nécessaire des accès à l’École Chateaubriand, nous a conduit à envisager un aménagement lourd : l’installation de feux tricolores.
Néanmoins, la rue de la Paix étant en fait une route départementale : RD 183E ; il a d’abord fallu recueillir l’accord du Conseil Général quant à cet aménagement et surtout l’aide financière de ce dernier à hauteur de 40 % hors taxes du coût de l’opération s’élevant à 110 000 € HT soit 44 000 €, au titre des opérations de sécurité sur Route Départementale sous maîtrise d’ouvrage communale.
Le Conseil Général ayant donné son aval à ce montage en 2009, dès mars 2010, ces travaux se sont vus confiés à l’entreprise TCPA de DIVION après appel d’offres.
Malgré des désagréments inhérents à la phase travaux causés aux riverains, le chantier suit son cours sans encombres majeurs et dès le mois de juin, l’aménagement sera opérationnel.
Cet élément de sécurité permettra aux automobilistes comme aux piétons, de traverser la commune et d’accéder aux différents équipements publics en toute sécurité.